Univers Jellyxia

Dans l'atelier : comment naît une pochette Jellyxia

Du coupon de tissu à l'étiquette numérotée, les huit étapes de fabrication d'une pochette cousue main, et le temps réel que prend chacune d'elles.

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Jellyxia
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Machine à coudre et coupons de tissu pastel dans un atelier de couture

Tout commence par un coupon

Un tissu n’entre pas dans l’atelier parce qu’il est disponible, mais parce qu’il donne envie de le toucher. Concrètement, ça veut dire des coupons achetés à l’unité, souvent des fins de rouleau ou des imports japonais, avec un métrage limité et aucune garantie de réassort.

Un coupon de trois mètres donne huit pochettes. C’est cette contrainte qui définit la taille des séries, pas l’inverse.

1. Le lavage du tissu (2 heures)

Avant toute chose, le tissu passe en machine et au fer. Le coton rétrécit de 3 à 5 % au premier lavage : le faire rétrécir avant la coupe évite qu’une pochette parfaitement ajustée se déforme au premier entretien chez vous.

C’est l’étape la plus ennuyeuse et la plus indispensable.

2. Le repassage et l’entoilage (30 minutes)

Le tissu est repassé à plat, puis l’entoilage thermocollant est posé au fer, morceau par morceau. Sans lui, une pochette matelassée n’a aucune tenue et se froisse dans le sac.

3. La coupe (45 minutes pour une série)

Les gabarits en carton sont posés sur le tissu, en cherchant le meilleur placement du motif. C’est ici que se joue une bonne partie du résultat final : un motif coupé en plein milieu d’un élément gâche une pièce entière.

Sur une série de huit, le placement change légèrement d’une pièce à l’autre. C’est pour ça que deux pochettes du même modèle ne sont jamais tout à fait identiques.

4. Le matelassage (1 heure par pièce)

Pour les modèles matelassés, le molleton est pris en sandwich entre le tissu extérieur et une toile fine, puis piqué en losanges réguliers, ligne par ligne.

C’est l’étape la plus longue et celle qui ne se voit pas. Elle donne cette souplesse rebondie qu’on sent immédiatement sous les doigts.

5. Le montage du zip (25 minutes)

Le zip est posé entre deux épaisseurs de tissu, épinglé, cousu, puis surpiqué sur toute sa longueur. Ses deux extrémités reçoivent une petite languette de tissu repliée : c’est le renfort qui évite que le zip s’arrache quand on ouvre d’un geste sec.

6. L’assemblage et la doublure (40 minutes)

L’extérieur et la doublure sont cousus séparément, puis emboîtés endroit contre endroit et retournés par une ouverture laissée dans la doublure. Cette ouverture est ensuite fermée à la main, au point invisible.

C’est le seul moment où la machine est mise de côté.

7. Les finitions (20 minutes)

Fils coupés, angles reformés à la pointe, couture du bas repassée, pose de l’étiquette tissée dans la couture latérale, et numérotation à la main pour les éditions limitées.

8. Le contrôle et l’emballage (10 minutes)

Chaque pièce est ouverte, retournée, inspectée à l’intérieur comme à l’extérieur. Une pochette qui présente une couture qui ondule ne part pas : elle reste à l’atelier ou repart en pièce d’essai.

L’emballage se fait dans du papier de soie, avec un mot écrit à la main.

Le total

Entre 3 et 4 heures pour une pochette matelassée, lavage du tissu compris. C’est ce temps-là, et rien d’autre, qui explique l’écart de prix avec une pochette sortie d’usine en quelques minutes.

Ce que ça change pour vous

Une pièce cousue à l’unité peut être reprise, modifiée, adaptée. Un ourlet remonté, une poche ajoutée, un tissu que vous fournissez : rien de tout cela n’est possible sur une chaîne industrielle, et tout est possible ici.

C’est aussi pour ça que les créations sur-mesure existent : le processus est exactement le même, à ceci près que le tissu est choisi par vous.